Promouvoir la traduction, défendre les traducteurs

États généraux du livre – Tome 2

États généraux du livre – Tome 2

Réflexion/Action sur l’avenir du statut social de l’auteur et les modèles économiques dans le secteur du livre organisé par le Conseil Permanent des Écrivains.


Droits d’auteur : 10% minimum !
Introduction aux États Généraux du Livre Tome 2


Les « Auteurs en colère » vous donnent rendez-vous le 4 juin prochain pour le Tome 2 des États Généraux du Livre.

Les auteurs de livres revendiquent aujourd’hui une rémunération plus juste et équitable et des livres mieux défendus. Ils attendent aussi une véritable transparence de l’économie du secteur et une meilleure prise en compte de leurs spécificités de créateurs.

Le métier d’auteur recouvre des situations extrêmement diverses.

On estime aujourd’hui à un peu plus de 100 000 le nombre d’auteurs de livres en France. Pour autant, en 2018, seuls 5% d’entre eux remplissaient les conditions d’affiliation à l’AGESSA, l’organisme de sécurité sociale des auteurs, soit un revenu annuel de 8892 euros.

Les études menées en 2015 par le ministère de la Culture et le Centre national du livre ont permis, pour la première fois, de dresser un état de la situation économique et sociale des auteurs de livres en France.

Ces études mettent en lumière une baisse du revenu de l’ensemble des auteurs sur la période récente, particulièrement depuis 2007. Par ailleurs, on observe un effet générationnel important : les auteurs connaissent globalement aujourd’hui des perspectives de progression de leurs revenus moindres que par le passé.

Parmi les auteurs, beaucoup sont contraints de trouver un second métier pour dégager un revenu décent, mais nombre d’entre eux, en particulier dans les secteurs jeunesse ou BD, exercent uniquement une activité d’auteur, dépendant exclusivement de leurs revenus artistiques. En jeunesse, l’une des explications du faible niveau des revenus d’auteur résulte d’un taux moyen global de rémunération en droits d’auteur plus proche de 5% que de 8% ou 10%, les taux de droits d’auteur devant par ailleurs être partagés entre les co-auteurs.

L’économie des maisons d’édition se base sur une logique de péréquation entre succès et moindres réussites commerciales. Cette logique incite les éditeurs à multiplier les nouveautés pour augmenter leurs chances de succès, tout en n’ayant pas les moyens d’accompagner efficacement le lancement de tous les livres.
En 2017, 81 000 nouveaux titres, tous secteurs confondus, ont été commercialisés en France, soit plus de 200 nouveautés par jour. Alors que le nombre de nouveaux titres publiés augmentait de 12% sur les 10 dernières années, le tirage moyen de ces nouveautés diminuait de 40 % sur la même période.
Ce phénomène de surproduction dans l’édition n’est pas nouveau mais s’amplifie. Les auteurs en sont les premières victimes.
En effet, les revenus des auteurs ne cessent de se dégrader : les rémunérations (à-valoir et pourcentages) n’ayant pas augmenté, la rémunération à l’exemplaire a diminué pour l’auteur qui, contrairement à l’éditeur, ne peut pas accroitre ses gains de productivité en publiant plus de livres…

Dans cette situation de forte fragilisation et précarisation, Les États Généraux du Livre Tome 2, qui se tiendront le 4 juin 2019, permettront à tous les acteurs du livre d’aborder l’ensemble des questions liées au partage de la valeur et aux auteurs d’exprimer leurs revendications.

0 Avis

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*