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Le grand avantage d’une traduction est que personne ne vous en saura gré et que cet acte de poésie sera oublié, ou tout au moins jugé compromis ou équivoque ; les beautés toujours viendront du poème traduit, les faiblesses toujours du traducteur. Le poème est recréé, mais à partir de sa fin, en remontant vers sa pure origine, souffle amical remontant toutes les eaux qui une fois déjà s’écoulèrent.
Armand Robin, in « Fragments », Gallimard, 1992 | |