Défendre les traducteurs, promouvoir la traduction

L’ATLF est une association largement reconnue dans le monde du livre. Référence de la profession, elle est régulièrement consultée par les traducteurs et éditeurs, citée par la presse, sollicitée par diverses instances culturelles, éducatives, etc.

Ses objectifs :
  • Défendre les intérêts des traducteurs littéraires
  • Représenter la profession auprès des éditeurs et des pouvoirs publics
  • Informer le traducteur de ses droits et de ses devoirs
  • Valoriser l’activité du traducteur littéraire en accroissant sa visibilité
  • Réunir les traducteurs

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Actualités

  • Traducteurs en librairie/ 36

    Cliquer sur l’image de couverture vous transporte sur le site de l’éditeur ; cliquer sur le nom du traducteur vous donne accès à sa fiche dans l’annuaire de l’ATLF.
    Merci de nous avoir communiqué vos parutions.

     

    Manoela Sawitzki
    Dame de Nuit
    Traduit du portugais (Brésil) par Élodie Dupau
    Éditions Tupi or not Tupi, 2014

    Dame de Nuit

    Kazimierz Brakoniecki
    Atlantide du Nord
    Traduit du polonais par Frédérique Laurent
    Éditions Folle Avoine, novembre 2014
    Atlantide du Nord

    

Ioan Popa
    Esclaves sur Uranus
    Traduit du roumain par Florica Ciodaru-Courriol

    Éditions Non Lieu, 2014
    L’auteur et sa traductrice présenteront l’ouvrage le jeudi 11 décembre à 18  heures
    à la librairie l’Âge d’Homme, 5 Rue Férou, 75006 Paris
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    Esclaves sur Uranus
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  • Hommage à Jacqueline Risset

    L’Institut culturel italien rend hommage à Jacqueline Risset, récemment disparue :

    
Jacqueline Risset devait participer à l’une de nos rencontres pour fêter la sortie de sa traduction de Rime de Dante (éditions Flammarion). Attristés par sa disparition soudaine, nous avons conservé le rendez-vous pour lui consacrer un dernier hommage. Alain Borer, poète, critique et essayiste, Silvia Baron Supervielle, René de Ceccatty, écrivain et italianisant par excellence, Michel Crépu, directeur de La Revue des Deux Mondes, Claudia Moatti, romaniste, Alain Veinstein, poète et critique littéraire ainsi que Daria Galateria, spécialiste de Proust, nous offriront un témoignage sur l’œuvre et la personne de Jacqueline Risset, qui fut pendant un demi-siècle l’une des figures majeures de l’amitié franco-italienne. En collaboration avec Società Dante Alighieri.

    Vendredi 12 décembre 2014 à 18 heures
    Institut culturel italien
    73, rue de Grenelle
    75007 Paris
    Réservation

     

     

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  • La chronique de Corinna Gepner

    Harmonies et discordances

    Au cours de l’été 1937, le jeune Franz Huchel arrive de ses montagnes autrichiennes à Vienne, pour travailler chez le buraliste Otto Tresniek. Invalide de guerre, celui-ci s’est construit avec son petit commerce un univers à ses dimensions, étroit d’espace mais large d’horizon : ses havanes – lui-même ne fume pas – et ses journaux lui permettent de se relier au monde et de réfléchir aux évolutions sociales et politiques de son pays. Avec lui, Franz se fait rapidement à sa nouvelle vie. Mais très vite les difficultés surgissent : le jeune homme tombe amoureux d’une artiste de cabaret, Anezka, dont les dérobades continuelles le poussent au désespoir ; et surtout il est confronté à la violence incompréhensible de son environnement, gagné par l’idéologie fasciste. Otto Tresniek, qui Le tabac Tresniekrefuse de boycotter sa clientèle juive, paie le prix de son courage. Désormais livré à lui-même, Franz s’efforce de trouver du soutien auprès d’un fidèle client du tabac, le Dr Freud en personne. Mais à l’heure où il faudra prendre position, Franz se retrouvera seul.
    Quatrième roman de l’auteur et premier à être traduit en français, Le Tabac Tresniek est une sorte de récit de formation en accéléré, où la situation politique oblige le héros à faire en quelques mois son apprentissage intellectuel et amoureux à la seule fin – mais cela il l’ignore – de prendre, le moment venu, la décision qui engagera toute sa vie. Ancré dans la violence la plus crue, ce roman n’en est pas moins jubilatoire par la grâce d’une écriture très « directe », d’une incroyable vitalité et d’une truculence constante.
    Ce singulier mélange d’ironie grinçante, de tendresse et d’émotion est irrigué, on le sent, par une colère qui agit comme une sorte de liant. Seethaler est loin d’en avoir fini avec le passé, mais pas seulement parce qu’il veut réitérer les appels à la vigilance. Il y a dans cet ouvrage une croyance forte et tenace en la valeur des gestes : un « mère » qui se transforme en « maman », un échange de cartes postales en guise de relation épistolaire, des rêves que l’on couche par écrit pour les afficher sur une vitrine… C’est dans la délicatesse de ces gestes, dans leur capacité à dilater l’imaginaire, que se niche la résistance la plus efficace. De ce point de vue, la fin du roman signe le triomphe ultime du geste gratuit, sans attente de retour, qui permet au germe de l’amour de renaître au cœur des ruines. Un très beau texte, traduit avec beaucoup de finesse et de passion.
    Robert Seethaler
    Le Tabac Tresniek
    Traduit de l’allemand (Autriche) par Élisabeth Landes
    Sabine Wespieser éditeur, 2014

    C’est un livre impressionnant que ce Musique au château du ciel, « Portrait de Jean-Sébastien Bach », écrit par le chef d’orchestre John Eliot Gardiner. Une somme d’érudition, centrée sur l’œuvre vocale de Bach, qui retrace en même temps le contexte historique, politique, social, culturel de l’époque. Ce qui caractérise l’ouvrage, peut-être, c’est la passion qui l’anime, l’adoration fervente que Gardiner voue au compositeur et ce depuis l’enfance. Loin de relever Musique au châteaud’une posture d’auteur, les éléments autobiographiques disséminés dans le livre expriment avec force le lien que Gardiner entretient avec le Cantor de Leipzig. Ils permettent de sentir l’intense travail de sympathie à l’œuvre dans le texte et aussi – ce n’est pas une critique, loin de là – de comprendre la « partialité » du biographe, l’effort imaginatif qui se déploie au fil des pages pour remplir les lacunes documentaires, « sentir » ce que Bach pouvait penser ou éprouver. Curieuse démarche que celle de Gardiner qui contribue, très consciemment, à déboulonner la statue compassée de Bach pour redécouvrir l’homme derrière le stéréotype (incarné ici par un célèbre portrait) et qui, dans le même temps, reconstruit quelque chose qui est de l’ordre du mythe. Cette ambiguïté est aussi ce qui fait le charme du livre et lui insuffle un enthousiasme convaincant.
    Il faut souligner le remarquable travail des deux traducteurs, l’intelligence et la précision de la traduction, l’érudition dont ils ont eux-mêmes dû faire preuve et la somme de travail « invisible » (l’identification et la vérification des citations, par exemple) qu’il y a derrière tout cela.
    John Eliot Gardiner
    Musique au château du ciel
    Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Laurent Cantagrel et Dennis Collins
    Flammarion, 2014

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    sur le site de l’éditeur

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  • Une pluie de prix

    Novembre 2014

    Route du DonbassLe prix de littérature Jan Michalski 2014 a été attribué à l’auteur ukrainien Serhiy Jadan pour son roman Vorochylovhrad. Sa version française, traduite par Iryna Dmytrychyn, s’intitule La Route du Donbass.

    Le prix Jan Michalski de littérature est décerné chaque année par la Fondation du même nom pour couronner une œuvre de la littérature mondiale. L’originalité du prix réside dans son aspect multiculturel. Il est ouvert aux écrivains du monde entier et entend ainsi contribuer à leur reconnaissance internationale.

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    sur le site de la fondation

    Février 2014

    4574_6ef09c52a1ddLe prix Romain Rolland a récompensé quatre traducteurs :

    • Elisabeth Edl et Bernard Kreiss (absent) pour le prix principal,
    • Gaëlle Guicheney et Christoph Roeber pour le prix d’encouragement.

    Mars 2014

    Le prix Mahogany du roman 2014 est attribué à Nii Ayikwei Parkes, pour son roman, Notre quelque part, paru aux Editions Zulma. Le texte a été traduit par Sika Fakambi.

    Créé en 2012 par Léonora Miano, le prix Mahogany récompense des auteurs subsahariens ou afrodescendants, francophones ou traduits en français. En effet, Mahogany a fait le choix de récompenser le travail des traducteurs, à travers lequel les textes étrangers sont rendus accessibles aux lecteurs du français.

    Logo ETLNotons que Iryna Dymytrychin, Gaëlle Guicheney et Sika Fakambi (déjà récompensée par les prix Laure-Bataillon et Baudelaire, et par le magazine Lire) sont toutes trois passées par l’École de traduction littéraire (ETL-CNL)

        • Iryna Dmytrychyn, historienne, traductrice et maître de conférences à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), stagiaire de la promotion 2013-2104 de l’ETL.
        • Gaëlle Guicheney, née en 1984 à Ajaccio, enseigne le français à Salzbourg et traduit des textes littéraires. Stagiaire de la promotion expérimentale (2012) de l’ETL.

     

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  • Dossier Nouveau contrat d’édition numérique

    Le 1er décembre 2014, en conséquence de l’accord-cadre du 21 mars 2013 entre le Conseil permanent des écrivains et le Syndicat national de l’édition, de nouvelles dispositions législatives concernant le contrat d’édition à l’ère du numérique entreront en application.

    Voici un petit dossier explicatif :

    – Ordonnance n° 2014-1348 du 12 novembre 2014 modifiant les dispositions du code de la propriété intellectuelle relatives au contrat d’édition
    Legifrance

    – Le contrat d’édition numérique fait son entrée dans le code de la propriété intellectuelle
    Legipresse

    – Naissance officielle du contrat d’édition numérique
    Dalloz

    – Le nouveau contrat d’édition adopté par ordonnance
    SGDL

    Communiqué de presse du ministère de la Culture

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