Promouvoir la traduction, défendre les traducteurs

« Traduire, à la croisée des langues » – 1er mars au Mahj

« Traduire, à la croisée des langues » – 1er mars au Mahj

« Traduire, à la croisée des langues »
Dimanche 1 mars 2020, 10h-18h
Musée d’art et d’histoire du Judaïsme

Les littératures juives contemporaines sont empreintes de multiples langues, témoignant des migrations et des échanges qui les ont vues naître. Les traducteurs qui doivent restituer cette expression dans toute sa complexité ont un rôle fondamental de passeurs de culture, d’histoire et de mémoire. Cette journée propose un voyage au sein des littératures israélienne, yiddish et américaine à travers les voix et les questionnements de ceux qui nous les transmettent en français.

Programme

10h00-13h00

  • Ouverture par Pierre Assouline, journaliste et écrivain.
  • Le yiddish, langue de traduction
    Rachel Ertel, traductrice, en conversation avec Gilles Rozier, éditeur, traducteur et écrivain.
    Au tournant du 20ème siècle, le yiddish  quitte la yeshiva et la maison et devient une langue littéraire et profane. Pour ce faire, non seulement les auteurs yiddish écrivent, mais ils traduisent la littérature moderne : du russe, de l’allemand, du français. Rachel Ertel, la grande dame du yiddish, nous racontera ce double mouvement.
  • L’hébreu. Littérature, poésie, théâtre.
    Avec la participation des traducteurs (trices) et écrivain(e)s Rosie Pinhas Delpuech, Laurence Sendrowicz, Emmanuel Moses, Jean-Luc Allouche. Animée par Ariane Singer.
    L’hébreu moderne, comme le yiddish, traduit dès sa naissance les œuvres étrangères, comme un appel d’air. Nombre d’écrivains, poètes et dramaturges hébraïques, sont aussi des traducteurs. Et ce faisant, ils créent aussi leur propre littérature. Tout comme ceux qui sont autour de cette table pour nous en rendre compte.

14h30-19h00

  • Traductrices en contrebande. Rencontre avec les éditions de La Contre Allée
    Avec la participation de Corinna Gepner, traductrice, Anna Rizzello, éditrice, et Diane Meur, traductrice et écrivaine. Animée par Julien Delorme.
    La nouvelle collection « Contrebande » des éditions La Contre Allée est née d’un projet ambitieux : donner la parole aux traducteurs, les inviter à prendre la plume pour dire, en écrivains, ce qui les fait traduire. Deux traductrices de l’allemand se sont prêtées au jeu et approchent, chacune à sa manière, la singularité de cet « artisanat » encore méconnu. Pas de discours théorique, mais une approche sensible, réfléchie, sentie de ce voyage dans les territoires des langues qui ouvre tant de possibles.
  • La littérature juive américaine au croisement des langues
    Rencontre avec les traducteurs Michel Lederer et Lazare Bitoun. Animée par Michel Zlotowski.
    Venus de Russie, de Pologne ou d’Allemagne, ils introduisent le yiddish dans la langue et la culture américaine et écrivent une littérature originale et importante qui n’a pas son équivalent en français. Qui sont-ils ? Pour nous en parler, deux grands spécialistes de la littérature américaine.
  • Joute de traduction d’un texte inédit de la littérature juive américaine
    par Laurence Kiefé et Karine Reignier-Guerre. Modérée par Marie-Anne de Béru.
    Une « joute » de traduction ? Étrange… Mais pas tant que cela, à la réflexion. Traduire, c’est avant tout lire un texte et le formuler dans une autre langue en fonction de sa sensibilité, de son histoire, bref un exercice fondamentalement subjectif. Pour l’illustrer, deux traductrices ont traduit un même texte sans communiquer entre elles et devront, sous la houlette d’un modérateur, expliquer leurs choix au public. L’objectif n’est pas de désigner un vainqueur, mais de mieux cerner les spécificités de ce travail.

En partenariat avec l’Association des traducteurs littéraires de France et les éditions La Contre Allée.

Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple
75003 Paris
Gratuit sur inscription