Promouvoir la traduction, défendre les traducteurs

Traducteurs en couverture

Traducteurs en couverture

« Le nom du traducteur en couv, c’est moche ! »

« Ce n’est pas graphique », « Il n’y a pas la place », voire un simple « Non, c’est moche » : voilà des arguments que l’on entend encore souvent, dans la bouche des éditeurs, lorsqu’on s’enhardit à revendiquer que le nom du traducteur figure en première de couverture.

Pourtant, certains graphistes et certains éditeurs ne partagent pas cet avis. Certains jugent même normal, légitime, voire important d’informer leur lecteur, dès la couverture, que l’ouvrage qu’il achète est une traduction, et que cette traduction a un auteur.

Alors, nous nous sommes dit : aidons les éditeurs encore hésitants à constater que non, notre nom ne défigure pas une couverture, et qu’au contraire celle-ci en devient plus complète.

Régulièrement, nous reproduirons ici des couvertures portant sans complexe le nom du traducteur (comme le fait le CEATL, à l’échelle européenne)… et allez savoir, rêvons un peu : un jour, peut-être, ce sera la norme, incluse d’avance dans la charte graphique de tout éditeur qui se respecte.

 

9782330050900

A. M. Homes, Puissions-nous être pardonnés, traduit de l’américain par Yoann Gentric, Éditions Actes Sud, mai 2015

BAT-couv-YALOM N. a pleuré

Irvin Yalom, Créatures d’un jour, traduit de l’américain par Sylvette Gleize, Éditions Galaade, avril 2015.

3 Avis

  1. Mary 5 ans ll y a

    Est-ce un problème franco-français ? C’est vrai que c’est tellement rare que j’avais noté la présence du nom de la traductrice sur « The Green and the Red », un roman écrit par un français, Armand Chauvel, qui n’a pas trouvé d’éditeur chez nous, mais qui a été accueilli au pays de Shakespeare comme il se doit : http://antigonexxi.com/2014/11/28/the-green-and-the-red/

  2. Metraf 5 ans ll y a

    Très bonne initiative que de mettre régulièrement en avant les éditeurs qui ne « masquent « pas le traducteur, comme si la « version » française d’un livre était l’oeuvre du Saint-Esprit! Heureusement, certains éditeurs ont intégré le nom du traducteur dans leur charte graphique, et de manière extrêmement visible, depuis un moment (Les éd. SW pour ne citer qu’elles)… Souhaitons en effet que le « mal » s’étende, et le plus rapidement possible!!!

  3. Tiz 5 ans ll y a

    Pfeuh. Et pourquoi ne pas mentionner le nom des auteurs de doublage et de sous-titrage sur les affiches de films, tant qu’on y est ?
    <
    <
    <
    <
    <
    On aura compris que ce qui précède est une plaisanterie.

    À noter que si on ôtait le nom du traducteur, sur beaucoup des couvertures où l'éditeur a pris soin de l'indiquer, l'esthétique en perdrait une part d'équilibre. C'est la magie du boulot des maquettistes, sans doute.

Laisser une réponse