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Bévues et boulettes, la suite…

Bévues et boulettes, la suite…

Un cas de lapsus clavis : « Entrapinée par un torrent de passoni ». Sort tragique ? Scène torride ? Non. Simplement, l’annulaire droit s’est crispé juste avant la touche de l’accent circonflexe, et les doigts sont devenus dyslexiques. C’est que le cerveau saturé de clichés a voulu son lapsus, sa part d’évasion, lui aussi… Ceux et celles d’entre nous ayant traduit des romans sentimentaux parviendront sans peine à rétablir la bonne typographie. In translatio veritas ?
Maïca S.

Un rendez-vous avec mon éditrice pour passer en revue les dernières corrections sur ma traduction. Nous tournons une page…
— Et alors là, je ne sais pas, c’est très bizarre, me dit-elle, l’air un peu gêné.
Je lis le passage qu’elle m’indique. Ne vois rien.
— Mais quoi ?
— Mais ça !
Je relis.
— Mais où ?
— Mais là ! « Il s’attendait à ce que ça lui tombe tout cru dans les mains. »
— Eh bien quoi ? C’est une expression très courante !
— Tout cru dans les mains ? Mais c’est dégoûtant ! Tu ne voulais pas plutôt dire « tout cuit dans le bec ? »
J’avais écrit, puis lu, relu et rerelu ce passage je ne sais combien de fois, sans tiquer le moins du monde… Depuis, je m’interroge : faut-il que j’aille m’allonger sur un divan ? Valérie L.

Et vous, quelle est votre plus belle gaffe ? Pour nous l’envoyer, écrivez-nous ici.

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