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Les Journées du théâtre autrichien

Les Journées du théâtre autrichien

L’Autriche : un terreau fertile pour un théâtre toujours dérangeant

flyer_25_JTAPQuatre instantanés à des époques diverses, quatre moments de bascule d’une époque dans une autre : avec Peter Turrini, le temps de la consommation qui crée la précarité et met fin à la lutte des classes dans les années 1970-1980 ; avec Thomas Köck, le temps des affrontements interreligieux, interculturels, internationaux sur des terres lointaines, et leurs répercussions en Occident ; avec Fanny Sorgo, l’ère de la dislocation de la société dans un monde promis à la perte qui chavire ; et enfin, avec Katharina Köller, la projection dans un futur proche résolument féministe et individualiste.

25 éditions des Journées du théâtre autrichien à Paris ! Cela mérite un double regard, vers l’un des auteurs que nous avons présentés lors des premières éditions – Peter Turrini – et vers la génération des très jeunes auteurs autrichiens. Fanny Sorgo, Thomas Köck et Katharina Köller, malgré l’éclatante modernité de leur écriture, sont tous les trois ancrés dans les traditions littéraires et théâtrales, notamment viennoises. Théâtre baroque, théâtre populaire, le « Groupe de Vienne », les surréalistes se tiennent au berceau des ces trois-là, âgés de 31, 29 et de 21 ans, qui comptent parmi les plus prometteurs du grand nombre de jeunes auteurs autrichiens d’aujourd’hui (Thomas Arzt, Georgia Doll, Händl Klaus, Scarlett Mangelberger, Elisabeth Mundt, Ewald Palmetshofer, Ferdinand Schmalz, Gerhild Steinbuch, Claudia Tondl – pour ne citer que quelques-uns).

Quant au spectacle créé par Bernard Lotti à partir de Tango Viennois de Peter Turrini, considéré comme un auteur « classique » de notre époque, il fait revivre de fort belle manière la nouvelle version d’un texte à l’écriture à la fois réaliste et minimaliste, revu par son auteur en 1999 et toujours aussi juste et bouleversant. Peter Turrini est à l’affiche en novembre et décembre au Théâtre du Rond-Point, avec sa toute dernière pièce : C’est la vie !

Heinz Schwarzinger

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