Promouvoir la traduction, défendre les traducteurs

L'ATLF dans le Nouvel Obs

L'ATLF dans le Nouvel Obs

En cette semaine de Salon du Livre de Paris, Pierre Assouline parle de nous dans le Nouvel Obs (ici, l’article complet).

La librairie où l’entrée est payante

Mon pire souvenir du Salon du Livre a ceci de particulier qu’il est récurrent. Et ce n’est pas le lecteur inconnu qui ne vous donne pas son nom, n’imagine pas que vous l’ayez oublié douze ans après, et vous répond juste « avec deux L » quand vous lui demandez, par souci de ne pas commettre de faute, comment il faut l’écrire…

Non, mon pire souvenir, c’est de constater d’année en année que cette immense réunion que ses organisateurs présentent fièrement comme « la plus grande librairie de France » fait payer l’entrée au « Grand public ». Dix euros pour avoir le droit d’en débourser bien plus dans le but d’acheter des livres, de les faire dédicacer et d’écouter des écrivains en parler. Ce qui ne laisse pas de me scandaliser immanquablement d’année en année. Imagine-t-on de payer pour entrer dans une librairie, d’autant que souvent, de semblables « privilèges » y sont offerts ?

Ça s’est aggravé cette année, lesdits organisateurs ayant inventé de faire casquer les traducteurs qui voudront assister aux passionnants débats menés par l’ATLF (Association des traducteurs littéraires de France). Ce qui est une démarche commerciale aux antipodes de l’esprit de ces rencontres. Boycott donc !

À propos, la division « Salons » du groupe anglo-néerlandais Reed-Elsevier, qui exploite entre autres le grand raout parisien de la Porte de Versailles, a dégagé l’an passé une rentabilité de 24,7 %. Elle représente 14 % du chiffre d’affaires (1 milliard d’euros), et 12 % du résultat d’exploitation global (251 millions d’euros) du groupe. Pourquoi vous toussez ?