Promouvoir la traduction, défendre les traducteurs

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Historique

L’ATLF naît en 1973 d’une scission avec la Société française des traducteurs (SFT), jugée trop tournée vers la traduction technique. L’ATLF affirme vouloir défendre les intérêts spécifiques des traducteurs littéraires et lutter aux côtés des écrivains, auxquels les assimile la loi de 1957 sur la propriété littéraire et artistique. Elle œuvre aussi pour la reconnaissance de la profession de traducteur.

Dès le début, l’ATLF établit, à partir d’indications fournies par ses membres, puis d’enquêtes annuelles, une grille de rémunérations dont l’unité de calcul est le feuillet dactylographié de 1 500 signes, soit 25 lignes x 60 signes. Cette grille sert de document de référence envoyé aux adhérents et aux éditeurs de littérature étrangère et, à l’époque, est publiée chaque automne dans Livres-Hebdo.
En 1973, elle compte une centaine d’adhérents.

Avril 1981 : Une Assemblée générale extraordinaire met en évidence des dissensions qui portent essentiellement sur deux points :
1) l’affirmation d’un statut professionnel du traducteur littéraire ;
2) la transformation de l’ATLF en syndicat.

Décembre 1981 : Au cours d’une nouvelle Assemblée générale extraordinaire, la proposition de transformer l’ATLF en syndicat est repoussée. Bien que formellement conforté par le vote, le conseil en place démissionne. Le président sortant demande à l’équipe à l’origine de la proposition mise en minorité de constituer un nouveau conseil, lequel est élu par la même Assemblée générale. Laure Bataillon en devient la présidente.

1983 : Naissance d’ATLAS, fondée sous l’égide de l’ATLF.
À la demande de l’ATLF, la sociologue Nathalie Heinich réalise une enquête socioprofessionnelle auprès des adhérents qui permet, pour la première fois, d’avoir une vision plus précise des contours de la profession. D’ores et déjà, l’association entretient des contacts réguliers avec le ministère de la Culture (direction du Livre), le ministère du Travail et le Syndicat national de l’édition (SNE).
Nombre d’adhérents : 275.

1984 : Signature du Code des usages pour la traduction d’une œuvre de littérature générale entre le Conseil permanent des écrivains (CPE), l’ATLF et la SFT d’une part, le SNE de l’autre.

1985 : Grand Prix national de la traduction décerné pour la première fois par le ministère de la Culture. Par décret, la moitié du jury est composée de traducteurs proposés par l’ATLF. Ce prix sera malheureusement supprimé (ainsi que plusieurs autres Grands Prix nationaux) par le ministre de la Culture en 1998.

1986 : Création, à l’initiative de l’ATLF, du Conseil européen des associations de traducteurs littéraires (CEATL).

1987 : Réunions de travail avec Jean Gattégno, directeur du Livre et président du Centre national des lettres (CNL), sur la politique d’incitation à la traduction, dont il fait l’une de ses priorités. Le volume des aides accordées aux traducteurs et aux éditeurs augmente de façon significative.

1989 : Nombre d’adhérents : 418.

1991 : L’Assemblée générale de l’ATLF ratifie le vœu émis par les conseils d’ATLAS et de l’ATLF d’établir des liens plus étroits entre les deux associations : les membres de l’ATLF deviennent de plein droit membres d’ATLAS. Au cours de cette même Assemblée générale, l’ATLF étend son action dans les domaines de la traduction théâtrale et audiovisuelle.
Parution du premier numéro de TransLittérature, revue semestrielle consacrée à la traduction et animée par un comité de rédaction composé exclusivement de traducteurs adhérents.

1993 : Signature d’un nouveau Code des usages entre l’ATLF, la SFT et la SGDL (Société des gens de lettres) d’une part, et le SNE d’autre part.

1995 : L’ATLF ouvre le dossier de la rémunération des traductions dites difficiles, à vocation patrimoniale, et saisit le CNL du problème.

1996 : Sous le sigle de l’ATLF apparaissent désormais les mentions Édition, Presse, Théâtre, Audiovisuel.

1998 : Les discussions menées pendant trois ans avec le CNL aboutissent à l’allocation de crédits de traduction pour les ouvrages à vocation patrimoniale.

2000 : L’ATLF se met à l’heure d’Internet. Elle organise des ateliers de formation et crée une liste de diffusion, réservée à ses membres. Près de 150 traducteurs participent à cette liste.

2001 : L’ATLF crée un site Internet, destiné à offrir informations et conseils aux traducteurs, mais aussi aux éditeurs.

2007 : La grande majorité des adhérents disposant d’une adresse électronique, l’ATLF crée une lettre d’information, appelée Flash-info, afin de les informer en temps réel des activités du conseil et de l’actualité du monde de la traduction.

2009 : Création du blog de l’ATLF, un outil d’informations et d’actualités, avec une multitude de rubriques allant de l’agenda des manifestations autour de la traduction à des articles de critique littéraire en passant par une sélection de citations.

2012 : Pendant le Salon du livre de Paris, l’ATLF signe avec le SNE le troisième Code des usages. Fruit des discussions menées avec le SNE sous l’égide du CNL en 2011-2012, il réactualise celui de 1993.
TransLittérature fête ses vingt ans ! La collection complète de la revue est consultable sur un site dédié. L’édition papier reste cependant privilégiée, les numéros sont envoyés à tous les membres de l’association ainsi qu’aux abonnés extérieurs. La numérisation intervient avec six mois de décalage.

2013 : L’ATLF fête ses quarante ans en quittant son local de la rue de Vaugirard pour s’installer à l’Hôtel de Massa, siège de la Société des gens de lettres. Elle manifeste ainsi sa volonté de travailler toujours plus étroitement avec la SGDL et les autres sociétés d’auteur.
Parution du Guide de la traduction littéraire, rédigé en partenariat avec le SNE, sous l’égide du CNL.

2014 : L’ATLF compte désormais environ 1 100 membres. Elle rénove son site Internet pour en faire un outil plus performant au service de tous.
L’association organise ses premières « joutes de traduction » à l’occasion du festival America.

2015 : Avec l’aide de la Fédération interrégionale du livre et de la lecture (FILL), l’ATLF commence à étendre ses activités en région.

2017 : L’ATLF professionnalise son conseil juridique en recrutant un juriste.
La revue TransLittérature n’est plus envoyée gratuitement aux adhérents de l’association. Elle est désormais disponible sur abonnement, les membres de l’ATLF jouissant d’un tarif préférentiel.

2018 : L’ATLF fait une demande de reconnaissance d’intérêt général.
Dans le cadre du CPE, elle participe aux États généraux du livre, organisés pour exprimer les inquiétudes des artistes auteurs face aux réformes dont ils sont l’objet sans qu’il y ait eu de concertation. Elle est représentée aux réunions de travail mises en place à cet effet par le ministère de la Culture.