Promouvoir la traduction, défendre les traducteurs

Missions et actions

Promouvoir les littératures étrangères traduites

L’ATLF a pour vocation de favoriser, en France, l’accès aux littératures étrangères et d’aider à la propagation de la littérature française à l’étranger par son action en faveur de la traduction et des traducteurs d’édition.
En France et à l’étranger, elle participe à de nombreux débats sur la littérature traduite, la traduction et l’activité de traducteur dans des salons et des festivals, des colloques et des journées d’études. Elle s’attache à faire mieux connaître le travail de la traduction à un large public de lecteurs et de professionnels de la chaîne du livre, au travers de manifestations spécifiques : joutes de traduction proposées dans le cadre de festivals et de salons, ateliers de traduction en direct, rencontres en librairie…
Elle développe à cet effet tous les partenariats qui lui semblent pouvoir l’aider dans l’accomplissement de cette mission, notamment en entretenant des relations étroites avec des partenaires institutionnels (CNL, SNE…) et en menant une réflexion commune avec d’autres acteurs de la culture (ATLAS, la SGDL, la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesses, le SNAC-BD, le Pen Club Français…).

L’ATLF publie une revue semestrielle sur la traduction, TransLittérature, destinée à tous ceux qu’intéressent les littératures traduites. Cette publication offre un très large aperçu du travail de la traduction par le biais d’entretiens, de portraits, d’études. Elle est disponible dans un certain nombre de librairies et sur abonnement.
L’association diffuse aussi très largement une lettre d’information, [N.d.T.], davantage centrée sur son actualité et son action en faveur de la traduction.

Cette mise en valeur de la traduction passe, entre autres, par une meilleure visibilité du traducteur littéraire. Ainsi, l’ATLF exerce une vigilance constante afin que les traducteurs soient cités dans les médias, sur les sites des éditeurs et des libraires, sur les sites marchands. Elle a publié une lettre ouverte aux jurys de prix littéraires pour leur rappeler la nécessité de mentionner le nom des traducteurs des ouvrages étrangers primés.

Défendre les intérêts des traducteurs littéraires

L’ATLF est une association largement reconnue dans le monde du livre. Référence de la profession, elle est régulièrement consultée par les traducteurs, les éditeurs, sollicitée par les structures régionales du livre, les salons et les festivals, les instances éducatives… Certains de ses membres contribuent à la formation initiale des traducteurs dans les masters universitaires et à la formation continue par le biais de l’École de traduction littéraire (ETL) créée et dirigée par Olivier Mannoni sous l’égide du CNL et désormais administrée par l’ASFORED. Elle participe également, à l’occasion, au programme de traduction franco-allemand Goldschmidt ou à la Fabrique des traducteurs, initiée et gérée par l’association ATLAS.

L’ATLF a signé en 2012 avec le Syndicat national de l’édition (SNE) un nouveau Code des usages de la traduction littéraire qui encadre les pratiques de la profession. Ce document, qui rappelle les droits et les devoirs de chacune des parties, sert désormais de référence au sein du monde du livre.

L’ATLF réalise régulièrement une enquête sur les rémunérations et œuvre en faveur d’une juste rémunération des traducteurs. C’est ainsi qu’un tarif minimum du feuillet a été établi par le Centre national du livre (CNL) pour toute demande d’aide à la publication d’un ouvrage en traduction.

L’ATLF publie un Répertoire de ses adhérents, consultable en ligne sur son site, édité sur papier une année sur deux et envoyé aux adhérents comme aux éditeurs, aux instances culturelles et aux partenaires institutionnels.

Représenter la profession auprès des éditeurs et des pouvoirs publics

L’ATLF reçoit pour ses publications et les services qu’elle rend à l’interprofession une subvention du CNL, avec lequel elle entretient un dialogue régulier. Un traducteur siège au conseil d’administration du CNL. L’association reçoit également des subventions de la Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (SOFIA) pour sa participation à des manifestations culturelles. Elle a des représentants à la commission professionnelle de l’AGESSA, au conseil d’administration du RAAP, le régime de retraite complémentaire des artistes auteurs. Elle est membre du Conseil permanent des écrivains (CPE). Elle collabore régulièrement avec l’Association pour la promotion de la traduction littéraire (ATLAS), entretient d’étroites relations avec les autres sociétés d’auteurs, la Société des gens de lettres (SGDL), la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesses, le SNAC-BD. Elle organise des événements communs avec les autres associations de traducteurs, notamment la Société française des traducteurs (SFT) et l’Association des traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel (ATAA). Enfin, elle est en contact régulier avec certains organismes de répartition, comme la Société civile des auteurs multimédia (SCAM).

Informer le traducteur de ses droits et de ses devoirs

Animée par des bénévoles, l’ATLF tient une permanence à son siège, répond aux questions des traducteurs et de tous ceux qui la sollicitent, rédige et diffuse des documents professionnels, informe les traducteurs (adhérents ou non) de leurs droits et les conseille en cas de litige. Elle participe également à des journées d’information professionnelle en région, à l’invitation des structures régionales du livre. Ces rencontres sont en général l’occasion d’informer en sus les autres professionnels du livre, éditeurs locaux, libraires et bibliothécaires, responsables de festivals…

Réunir les traducteurs

La liste de discussion ATLF-Forum, réservée aux adhérents, est un espace de solidarité, de convivialité et d’échange sur tous les sujets liés à la traduction. C’est aussi un moyen très efficace de faire connaissance et de s’entraider. L’ATLF organise également des rendez-vous « apéro » à Paris et en région, qui permettent de réunir traducteurs, étudiants en traduction et tous ceux que la traduction intéresse de près ou de loin.