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Anne Colin du Terrail, lauréate du Grand prix SGDL-ministère de la Culture pour l’œuvre de traduction

Anne Colin du Terrail, lauréate du Grand prix SGDL-ministère de la Culture pour l’œuvre de traduction

Née en Laponie finlandaise, Anne Colin du Terrail est traductrice de finnois et d’anglais et a notamment fait connaître en France des auteurs tels qu’Arto Paasilinna, Leena Lander ou Johanna Sinisalo. Lauréate en 2003 du Prix d’État finlandais du traducteur étranger pour l’ensemble de son œuvre, elle est aujourd’hui chargée de cours à l’INALCO à Paris.
Après des études d’architecture à l’École des Beaux-Arts de Paris, Anne Colin du Terrail s’oriente vers la traduction technique et littéraire. Traductrice-expert auprès de la Cour d’appel de Paris de 1992 à 2008, membre de la commission « Littératures étrangères » du Centre national du livre de 2002 à 2005, elle est membre correspondant de la Société de littérature finlandaise (SKS) et membre du comité nordique de la Maison Antoine Vitez.

Souhaité par le président de la République, et annoncé par Franck Riester, ministre de la Culture lors du Salon du livre 2018, le Grand Prix SGDL-ministère de la Culture pour l’œuvre de traduction récompensera chaque année l’œuvre d’une traductrice ou d’un traducteur émérite, toutes langues confondues. Il est co-doté par la SGDL (Société des gens de lettres) et le ministère de la Culture à hauteur de 15.000€.

Cette année, il a été décerné par un jury présidé par Évelyne Châtelain, et composé d’auteurs et de traducteurs membres de la SGDL et de l’ATLF (Association des traducteurs littéraires de France) : Jacqueline Carnaud, Joëlle Dufeuilly, Barbara Fontaine, André Gabastou, Dominique Le Brun, Christophe Mileschi et Carole Zalberg.

Franck Riester a déclaré à l’issue de la remise du Grand Prix de traduction : « Je félicite chaleureusement Anne Colin du Terrail qui a montré à travers son parcours, son talent et son travail exceptionnels que la langue de l’Europe est bien celle de la traduction comme le disait si bien Umberto Eco. Sans les traducteurs, nous ne pourrions connaître les œuvres majeures de la littérature étrangère, qui montrent à chacun d’entre nous l’universalité de la littérature grâce à la traduction. Je salue également la SGDL, avec qui nous travaillons main dans la main pour mettre en avant le talent et la créativité d’un traducteur à travers ce prix, qui deviendra un temps fort de nos saisons littéraires. »