Promouvoir la traduction, défendre les traducteurs

À lire – janvier 2016

À lire – janvier 2016

Pour bien commencer l’année, des interviews de traducteurs comme s’il en pleuvait :

Dans le premier numéro de En attendant Nadeau, journal fondé par les anciens rédacteurs de la Nouvelle Quinzaine littéraire, Sophie Benech répond aux questions de Santiago Artozqui sur la traduction de Svetlana Alexievitch. « J’espère que je la traduis mieux que si je ne la comprenais pas, ou que si je n’avais aucun atome crochu avec elle. C’est plutôt ça… J’ai l’impression de ressentir les choses comme elle a pu les ressentir. Pour moi, quand on traduit, il est important d’aimer l’auteur qu’on traduit. »

Sur le site L’orient le jour, un entretien avec Gina Abou Fadel Saad, directrice de l’École des traducteurs et interprètes de Beyrouth : « Je me prends parfois à rêver d’une société où chacun apprendrait à traduire, car traduire c’est apprendre le respect de la différence, c’est apprendre que l’autre, loin de détruire mon identité et de gommer mon existence, les enrichit et les fait évoluer pour que le monde entier sorte de l’incompréhension et de la babélisation et devienne meilleur. Il est grand temps pour nos sociétés de voir le verbe refleurir et la violence se faner. »

Dans Vice, Francis Kerline évoque sa traduction de L’Infinie Comédie (Infinite Jest) de David Foster Wallace. « En fait, tout est là. Il faut réussir à écrire un texte qui en imite un autre en changeant tous les mots, ce qui est paradoxal puisque justement, dans un texte, tout tient aux mots. »

Sur l’excellent blog Tradzibao, Sophie Hofnung, lauréate du prix Pierre-François Caillé,  revient sur son parcours, qui l’a menée de l’édition à la traduction littéraire. Elle évoque sa rencontre avec la langue espagnole, son goût pour la littérature jeunesse, la formation reçue à l’Ecole de traduction littéraire où elle est actuellement stagiaire… et l’écriture à la fois sensuelle et épurée d’Inés Garland.

 

Et sur une note plus terre-à-terre, mais peut-être révolutionnaire pour nos doigts fatigués : un article du Monde et un exposé sur le clavier « bépo », conçu pour faciliter au maximum la frappe. Un projet bien utile pour tous ceux qui ont de longs textes à taper !

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