Promouvoir la traduction, défendre les traducteurs

À lire, à écouter / décembre 2016

À lire, à écouter / décembre 2016

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Interviews

Est-ce une impression ? Il nous semble que la presse ouvre de plus en plus souvent ses pages aux traducteurs. Pour preuve, cette impressionnante moisson d’entretiens avec des confrères parus dans la presse :

  • Nicolas Richard nous parle des Vies de papier de Rabih Alameddine (Les Escales),
  • Jean-Christophe Salaün, de La Femme à 1000° de Hallgrimur Helgasson (Presses de la Cité),
  • Claire de Oliveira, de sa nouvelle traduction de La Montagne Magique (Fayard),
  • Daniel Lauzon est, pour sa part, le nouveau traducteur de l’œuvre de Tolkien,
  • Jean-François Ménard, bien sûr, a eu la joie de traduire tout Harry Potter,
  • Alex Fouillet s’exprime sur les langues nordiques,
  • Céline Leroy, sur la traduction du féminin,
  • Bérengère Viennot a, quant à elle, le malheur de traduire des interviews de Donald Trump et, comme elle le dit dans Slate : « C’est dur de bien traduire quelqu’un qui parle si mal. »

Corinna Gepner, notre présidente, a été interviewée pour parler non de ses traductions, mais de l’ATLF !

France Culture a également consacré une émission à La Condition du traducteur. Un beau moment, malgré quelques précisions à apporter : les Assises sont organisées par ATLAS et non par l’ATLF, le prix Maurice-Edgar Coindreau a cessé d’exister, mais il y a tout plein d’autres prix de traduction (la liste sur notre site), le CEATL (Conseil européen des associations de traducteurs littéraires) a été créé 1993, il n’y a pas de tarifs syndicaux (juste une enquête annuelle qui ne fait que constater les tarifs pratiqués).

Enfin, voici un entretien avec un éditeur qui réjouit nos petits cœurs de traducteurs : pour les Éditions Tusitala, « si tu veux une traduction de qualité, il faut déjà que ton traducteur soit compétent, et qu’il prenne le temps de faire sa traduction. Donc ça a un coût. »

Livre

Il est sorti en novembre dernier, et il figure déjà dans notre Bibliothèque idéale : le Journal d’une traduction de Marie-Hélène Dumas, Éditons iXe. Extrait : J’ai lu le livre, j’ai lu le paragraphe, je lis la phrase, c’est fou ce qu’il faut aimer lire pour faire ce boulot-là. (Et faire partie, ce qui remonte le moral d’une profession avide de reconnaissance, de ceux que Derrida tient pour « les seuls à savoir lire et écrire : les traductrices et les traducteurs » ?)

Actualités :

La SGDL réforme ses prix de traduction (ainsi que tous ses prix littéraires) tandis que le CNL fête ses 70 ans avec ce petit film amusant et instructif.

À Marseille, l’exposition sur la traduction Mucem a commencé, et dure jusqu’au 20 mars. Mais c’est sans doute Barbara Cassin qui en parle le mieux, sur France Culture. Et partout en France, le 14 janvier, c’est la Nuit de la lecture.

D’un Livre l’autre, c’est un festival ou plutôt un ensemble de manifestations autour de la traduction, organisé par les Éditions La Contre-Allée à Lille et aux alentours : une belle initiative, et encore un éditeur qui comprend les enjeux de notre métier.

Au rayon « on n’arrête pas le progrès » : voilà qu’on cherche des traducteurs d’emoji, tandis que l’intelligence artificielle de Google traduction fait des pas de géant… tremblons ! (article en anglais). Cela dit, il nous reste un peu de temps avant l’obsolescence. Pour preuve : l’Indéprimeuse, cette sympathique imprimeuse dont vous connaissez peut-être les couvertures de livres détournées, décalées et facétieuses, a passé pour nous Hamlet au traducteur automatique : fou rire garanti !

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