Promouvoir la traduction, défendre les traducteurs

À lire, à écouter / avril 2021

À lire, à écouter / avril 2021

Traduire les voix de la nature/ Translating the Voices of Nature.
11e volume, dirigé par Kristiina Taivalkoski-Shilov (Université de Turku) et Bruno Poncharal (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, France)
Vita Traductiva (dir. Agnès Whitfield), 2020

Dans la foulée du virage écocritique en sciences humaines et sociales, la traductologie commence à explorer les implications éthiques d’un réexamen de la relation entre l’être humain et la nature. Néanmoins, rares sont les chercheurs qui ont étudié comment les voix particulières de la faune et de la flore, des forces naturelles et des différents écosystèmes sont représentées selon les langues et la façon dont ces voix de la nature peuvent être effacées, mal interprétées, voire ingénieusement recréées en traduction. Les études réunies dans ce volume, qui s’ancrent dans plusieurs contextes linguistiques (Angleterre, Canada, Finlande, France, Japon, Pologne, Suisse), abordent des questions variées (imaginaires environnementaux, animalité et subjectivité, intentionnalité, anthropomorphisme, réécriture). Ensemble, elles confirment combien il est essentiel de reconceptualiser la traduction pour tenir compte de la communication humaine et non humaine, et posent les jalons d’une nouvelle pratique traductive écocritique.

Philippe Marty
L’Original. Traduction, version et intraduisible
Classiques Garnier, coll. Perspectives comparatistes, 2021

Réflexion sur la traduction et l’intraduisible, cet ouvrage propose une méthode de lecture à partir de la notion d’original, distingué de « l’énoncé en langue de départ ».

 

 

 

Jean Deslile
Interprètes au pays du castor
Presses de l’Université Laval, 2019

Ce recueil de portraits jette un regard neuf sur le rôle joué par une quinzaine d’interprètes dans la trame culturelle, politique et commerciale du Canada, le « pays du castor ». Il nous fait voyager de l’Atlantique aux Rocheuses et de l’Iroquoisie à l’Arctique. Les hommes et les femmes qui le composent appartiennent à cinq catégories d’interprètes : le compagnon des explorateurs, le collaborateur des autorités civiles, l’officier militaire, l’aide-missionnaire et le trafiquant ou l’émissaire de compagnies de fourrures. En tant qu’acteurs clés des contacts entre autochtones, Blancs et Inuits, les interprètes occupent une place importante, pourtant méconnue, sur le grand échiquier de l’histoire canadienne.
Pour la première édition de son grand prix de traductologie, la Soft (Société française de Traductologie) a élu comme lauréat le Québécois Jean Deslile pour cet ouvrage.

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