Défendre les traducteurs, promouvoir la traduction

Les prix de traduction

France

Les prix SGDL

Grand Prix SGDL pour la traduction, doté de 8.000 €, il récompense un traducteur pour l’ensemble de son œuvre, qu’il ait ou non publié un ouvrage dans l’année.

Prix Révélation de traduction, doté de 2 000 €, il viendra récompenser des traducteurs émergents.

Ces deux prix seront attribués, au printemps et à l’automne respectivement, et remplaceront à partir de 2017 les prix de traduction précédents.

Anciens prix SGDL

Grand prix SGDL de traduction – Créé en 2011, il récompense un traducteur pour l’ensemble de son œuvre, à l’occasion de la publication d’un ouvrage, toutes langues confondues. Il est doté de 6 000 € par la Société des gens de lettres et décerné lors des Assises de la traduction qui se tiennent chaque année en novembre à Arles. Le jury est composé de traducteurs de toutes les langues et de membres de la SGDL ès qualités. Ce prix remplace, depuis 2011, le prix Halpérine-Kaminsky Consécration, attribué de 1993 à 2010.

Prix Gérard de Nerval SGDL/Goethe Institut – Il récompense la traduction en français d’un ouvrage allemand et est doté conjointement, depuis 2011, par la SGDL et le Goethe Institut. (Il prolonge le prix Gérard de Nerval, précédemment doté par la SGDL de 2 000 €). D’une valeur de 4 000 €, il est décerné lors de la session des Grands prix de printemps de la SGDL. Il est jumelé au prix Paul-Célan, décerné par un jury allemand, pour la traduction en allemand d’un ouvrage français.

Prix Maurice-Edgar Coindreau – Maurice-Edgar Coindreau fut le traducteur, et souvent l’introducteur en France, de grands écrivains américains du xxe siècle : Faulkner, Steinbeck, Hemingway, Styron. Ce prix, doté par la SGDL (1 000 €) et par la fondation Lois Worth (1 000 €), a récompensé une traduction littéraire de l’américain jusqu’en 2015, année où il a cessé son activité.

Prix Baudelaire – Créé en 1980, il est destiné à couronner la meilleure traduction française d’un ouvrage en anglais dont l’auteur est un ressortissant du Royaume-Uni ou d’un des pays du Commonwealth. Doté de 2 000 €, il est décerné lors de la session des Grands prix de printemps de la SGDL, au mois de juin.

Les autres prix

Prix Laure Bataillon et Laure Bataillon Classique – Créé en 1986 par les villes portuaires de Nantes et de Saint-Nazaire, ce prix, rebaptisé plus tard Laure-Bataillon en hommage à la traductrice de Julio Cortazar, est organisé depuis 1993 par la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire (meet). Le prix Laure-Bataillon récompense la meilleure œuvre de fiction traduite en français dans l’année. Il est attribué conjointement à l’écrivain étranger et à son traducteur en langue française. Il est doté de 10 000 €, remis pour moitié à l’auteur et pour moitié au traducteur. Depuis 2003, la meet remet aussi chaque année le prix Laure Bataillon classique.

Grand prix de traduction de la Ville d’Arles (prix Amédée Pichot) – Décerné et doté par la Ville d’Arles, il récompense la traduction d’une œuvre de fiction contemporaine. Ce prix est doté de 3 500 € par la ville d’Arles.

Prix Nelly Sachs – Le prix de traduction Nelly Sachs est depuis plus de vingt ans, pour la langue française, le seul qui récompense exclusivement des traductions de poésie. Ouvert aux traducteurs de toutes les langues, il offre chaque année à son lauréat la somme de 1 500 €.

Prix Pierre-François Caillé de la traduction – Fondé en 1981 par la Société française des traducteurs (SFT), décerné avec le concours de l’ESIT et de l’université Paris-III Sorbonne-Nouvelle, il récompense chaque année la traduction d’une œuvre littéraire de fiction ou de non fiction (y compris les ouvrages de poésie, théâtre, vulgarisation scientifique et technique, etc.) parue au cours de l’année précédente. Il est doté de 2 000 €.

Prix Jules Janin – Ce prix de traduction annuel, constitué en 1994 par regroupement des Fondations Jules Janin, Langlois, Pouchard et Jeanne Scialtel, est remis par l’Académie française. Il récompense la traduction d’une œuvre de littérature ou de philosophie.

Prix de la traduction Ibn Khaldoun-Senghor en sciences humaines – Créé en 2008, conjointement par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), ce prix a pour objectif de promouvoir la diversité culturelle et linguistique et d’encourager les échanges culturels et littéraires entre le monde arabe et l’espace francophone. Il récompense la traduction d’une œuvre du français vers l’arabe et de l’arabe vers le français.

Prix Russophonie – Créé en 2006 à l’initiative de la Fondation Elstine et de l’Association France-Oural, le prix Russophonie a pour ambition de contribuer à promouvoir la littérature en langue russe, à mieux faire connaître ses acteurs — auteurs, traducteurs, éditeurs — et à créer un lien culturel fort entre la francophonie et le monde russophone. Le Prix Russophonie récompense la meilleure traduction d’un ouvrage littéraire du russe vers le français, quelle que soit la nationalité de son auteur. Le jury est composé d’universitaires, journalistes, écrivains : Andreï Kourkov qui a succédé à Andreï Makine, et depuis 2009, Agnès Desarthe. Il est placé sous la présidence d’honneur de Mme Tatiana Youmacheva-Elstine.

Europe

La Bourse de Traduction du Prix Européen de Littérature  –  Elle récompense le travail d’un traducteur grâce à qui une œuvre d’un écrivain européen de premier plan, en dépit des obstacles linguistique et culturels mais aussi des contraintes économiques et commerciales, peut accéder à une reconnaissance internationale.
La Bourse de Traduction est décernée par les Jurys des Grands Prix Littéraires de Strasbourg conjointement avec le Prix de Littérature Francophone Jean Arp et le Prix du Patrimoine Nathan Katz.

Allemagne

Prix de traduction Eugen-Helmlé – Il récompense chaque année alternativement une traduction littéraire exceptionnelle du français vers l’allemand ou de l’allemand vers le français. Hommage à l’écrivain et traducteur sarrois Eugen Helmlé, ce prix est décerné le 7 septembre, jour de son anniversaire.

Belgique

Prix de la traduction littéraire – Décerné pour la première fois en 1997, ce prix, d’un montant de 5000 €, récompense tous les ans un traducteur ayant contribué par la qualité de ses traductions au rayonnement de la littérature belge de langue française. Ce prix est décerné sur proposition du Collège européen des Traducteurs littéraires de Seneffe.

Prix SCAM de traduction littéraire – Décerné depuis 2014 par le comité belge de la SCAM, ce prix veut ouvrir la voie de la reconnaissance du traducteur littéraire et mettre en lumière un travail d’auteur au statut spécial.

Suisse

Prix lémanique – Depuis 1985, le Prix lémanique de la Traduction est décerné tous les trois ans par une fondation privée, créée par le Prof. Walter Lenschen. Ce prix de traduction bilatéral (allemand-français et français-allemand) a déjà récompensé le travail de Walter Weideli, Eugen Helmlé, Philippe Jaccottet, Elmar Tophoven, Gilbert Musy, Helmut Kossodo, Georges-Arthur Goldschmidt, Brigitte Weidmann, Étienne Barilier, Hanno Helbling, Colette Kowalski, Yla von Dach, Claude Porcell, Hans Stilett, Marion Graf, Josef Winiger, Eva Moldenhauer, Bernard Kreiss, Andrea Spingler et Jacques Legrand. La remise du prix a eu lieu jusqu’en 2003 dans le cadre de la journée dédiée aux échanges culturels en Suisse, se déroulant à bord d’un bateau qui naviguait sur un lac ou un cours d’eau de Suisse situé à une frontière nationale ou linguistique, le « Bateau Inter-lignes ».

Canada

Prix du Gouverneur général – Les prix littéraires du Gouverneur général, financés et administrés par le Conseil des Arts du Canada, comptent une catégorie traduction – du français vers l’anglais et de l’anglais vers le français. Ce prix est doté de 25 000 $ pour le lauréat et 1 000 $ pour chaque finaliste non lauréat.

Prix John-Glassco – Chaque année depuis 1982, l’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada décerne ce prix à un traducteur ou une traductrice dont la première traduction littéraire (roman, poésie, essai, littérature jeunesse, théâtre) a paru chez un éditeur au cours de l’année précédente. Le prix consiste en un cachet de 1000 $ et comprend l’adhésion gratuite à l’association pendant un an. Il est décerné à la fin septembre lors de la fête de Saint-Jérôme, patron des traducteurs. John Glassco, qui a donné son nom au prix, était un écrivain et un traducteur canadien réputé, décédé en 1981. Il avait notamment traduit en anglais le journal et les poésies complètes de Saint-Denys Garneau.