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Prix de traduction SACD-Scam 2018 : Emmanuèle Sandron

Prix de traduction SACD-Scam 2018 : Emmanuèle Sandron

Les comités belges de la SACD et de la Scam ont décerné leurs prix le 14 décembre 2018.

Le prix de traduction est allé à Emmanuèle Sandron.

Autrice et traductrice littéraire depuis une vingtaine d’années, Emmanuèle Sandron vit à Bruxelles. Elle a traduit près de 80 titres (néerlandais, anglais, allemand), dont une bonne moitié en littérature jeunesse.
 Parmi ses dernières traductions en jeunesse : Dans la nuit de New York, Anna Woltz, Bayard ; Torsepied, Ellen Potter, Alice Jeunesse.

Françoise Wuilmart, fondatrice et directrice du Collège européen des traducteurs littéraires de Seneffe, a fait ainsi son éloge :

« Après tous les efforts consentis par les gens du métier, nul ne le contestera jamais plus : le traducteur littéraire est un écrivain à part entière. Il ou elle écrit, que diable, dans son gueuloir, et bon dieu de bon sang il ou elle crée, pardon, Recrée, ce qui est encore plus ardu car pour ce faire il convient de s’oublier soi-même ! Quel auteur pourrait se targuer de ce tour de force ?
Emmanuèle Sandron quant à elle, est double, tantôt elle s’oublie tantôt elle ne s’oublie pas : elle traduit donc écrit, mais écrit aussi pour être traduite elle-même. Et comme cette schizophrénie la perturbe un tant soit peu, elle s’est formée en psychanalyse. Bref, une traductrice-autrice-psychanalyste, quelle richesse condensée en une seule personne. Mais justement, qui dit richesse en écriture dit imaginaire, et qui dit imaginaire dit… éternelle jeunesse. Elle a donc essentiellement traduit pour les jeunes. Elle connaît bien des langues Emmanuèle, y compris le letton, mais c’est surtout du néerlandais qu’elle recrée en français les textes de jeunesse écrits par tant d’auteurs néerlandophones que la liste serait fastidieuse. Elle est bien sûr engagée ailleurs : critique littéraire, maître de conférence, membre du comité de sélection jeunesse du CNL, et j’en passe, elle veut partager ce qu’elle maîtrise. Ah oui j’oubliais, elle est née un 26 mai, un peu avant 68, elle est donc gémeaux, le signe double : contradictoire, complémentaire, bref compliqué. C’est pour tout cela qu’on l’adore, surtout ce soir. »

1 Avis

  1. Guyon 1 mois ll y a

    Brava, Emmanuèle pour ce prix ! Et quel bel éloge de Françoise Wuilmart.

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