Défendre les traducteurs, promouvoir la traduction

L’ATLF au Congrès des écrivains de la Caraïbe

L’ATLF au Congrès des écrivains de la Caraïbe

Du 6 au 9 avril derniers, l’ATLF était invitée à participer au 5e Congrès des écrivains de la Caraïbe, qui se tenait à Pointe-à-Pitre. N’écoutant que mon abnégation, je me suis donc dévouée pour tâcher d’aller nous représenter dignement sur la belle île de la Guadeloupe.

Le congrès était organisé par l’Association des écrivains de la Caraïbe, qui réunit des auteurs venus de tout l’arc des petites et grandes Antilles (Guadeloupe, Martinique, Grenade, Haïti, Jamaïque, Cuba, Trinidad-et-Tobago…) et de la côte caraïbe de l’Amérique latine : Guyane, Vénézuela, Colombie.

Dès la conférence inaugurale du jeudi soir, la question de la traduction était très présente dans les propos échangés. Il faut dire que, les intervenants étant francophones, anglophones, hispanophones en plus de leurs divers créoles, le multilinguisme régnait dans les conversations comme dans les interventions. Pendant tout le congrès, les intervenants se sont exprimés indifféremment en anglais, français ou espagnol et une formidable équipe d’interprètes en simultané assurait la traduction, des oreillettes étant distribuées à ceux qui en avaient besoin (mais j’ai noté que beaucoup de gens s’en passaient, étant habitués à converser dans ces trois langues).

6 h 30 : nos vaillants marque-pages prennent un solide petit déjeuner avant d’entamer la première journée de congrès.

Comme dans tout congrès, nous avons alterné tables rondes, lectures et ateliers professionnels dans le cadre du Mémorial ACTe, un beau bâtiment, à la fois musée et centre culturel, situé au bord de l’eau, dans le port de Pointe-à-Pitre.

Table ronde « Dans quelle langue écrire? » avec Néhémy Pierre-Dahomey (Haïti), Andrés Bansart (Vénézuela)  et Faubert Bolivar (Haïti)

Puis est venu le moment de mon intervention : un atelier professionnel mené conjointement avec Juliette Combes-Latour, des éditions Le Temps des Cerises, qui édite beaucoup d’auteurs des Caraïbes et vient de publier le très réjouissant roman C’est juste un film du Trinidadien Earl Lovelace (superbement traduit par Alexis Bernaut et Thomas Chaumont). J’y ai parlé des actions de l’ATLF, bien sûr (la plupart des auteurs présents pratiquant aussi la traduction littéraire) et nous avons évoqué les qualités qui font un bon traducteur, devant un public sinon nombreux, du moins attentif et enthousiaste.

Earl Lovelace, un homme exquis, me dédicace son roman C’est juste un film. (À droite, mon bras gauche rougissant malgré la crème solaire. L’émotion, sans doute.) 

J’ai bien sûr distribué nos marque-pages, qui sont ensuite repartis dans des valises rayonner dans toute la Caraïbe et sont désormais présents à Caracas, Port-d’Espagne ou Carthagène-des-Indes.

Le congrès s’est terminé dimanche par l’AG de l’association, au cours de laquelle je devais intervenir pour parler concrètement aux auteurs traducteurs de l’aide que pouvait leur apporter l’ATLF. Las, des retards variés et une certaine désorganisation ont fait que j’ai assisté à toute l’AG pour finalement ne pas pouvoir parler… mais ma présence m’a permis de comprendre précisément quelles informations pourraient leur être le plus utiles, et la conversation se poursuivra par courrier électronique.

Ce congrès a été l’occasion de faire connaissance avec ce milieu des écrivains de la Caraïbe et de mettre en quelque sorte les Antilles sur notre carte, dans le cadre de notre développement en direction des actions en régions. Il me faut remercier de tout cœur Philippe Bon, conseiller livre et lecture à la Direction des affaires culturelles de Guadeloupe, pour cette invitation. Le contact – avec lui comme avec les organisateurs du congrès, notamment Dominique Hubert –  a été chaleureux, et je ne doute pas que nous y retournerons un jour… la prochaine fois, qui sait, peut-être pour une joute de traduction !

Valérie Le Plouhinec

 

0 Avis

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*