Défendre les traducteurs, promouvoir la traduction

ATLAS : 34es Assises de la traduction littéraire à Arles

ATLAS : 34es Assises de la traduction littéraire à Arles

« De toutes les vertus dont on voudrait parer une traduction, la fidélité est la plus populaire. Or cette « fidélité » dont on vante un peu partout les mérites traîne dans son sillage un chapelet d’idées préconçues et une vision moralisatrice qui datent. Ainsi, l’original (nom masculin) serait le mètre étalon (le maître étalon ?) à l’aune duquel on juge la traduction (nom féminin), et bien évidemment, dans ce couple, que l’homme soit beau ou laid, cacochyme ou solaire, on exige de la femme qu’elle soit belle et fidèle, et lorsque l’on estime que tel n’est pas le cas, c’est sur elle qu’on fait porter la « faute ».
On peut s’interroger sur la pertinence de ce paradigme car, et c’est bien là le cœur du sujet, la fidélité est concept qui n’a de sens que si l’on précise à quoi on est fidèle : au sens, au ton, au rythme, à un état de la langue, à soi-même, aux habitudes supposées du lecteur, aux intentions putatives de l’auteur… À tout ? C’est souvent impossible : traduire, c’est choisir.

Ainsi, du 10 au 12 novembre 2017, au cours de conférences, de tables rondes, de lectures et d’ateliers, les 34es Assises de la traduction littéraire s’attacheront à remettre en perspective et même à promouvoir les bienfaits ignorés de nos Infidélités. »

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