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19 octobre 2010
, par ATLF
Têtes, tendresses, chevaux et accidents du 15 au 17 novembre 2010, à 20h, à l’Hôtel de Massa - SGDL, Paris 14ème Dans les pays de langue allemande, l’écriture dramatique connaît un essor considérable, notamment grâce à des structures d’accueil et de formation pour de jeunes dramaturges. En Autriche, certains théâtres soutiennent de manière systématique ces jeunes auteurs, en les associant au travail théâtral, en leur commandant des pièces, et surtout en les jouant ! Ainsi, le théâtre Schauspielhaus de Vienne, dirigé depuis trois ans par Andreas Beck, a pour priorité la création de jeunes auteurs autrichiens, même s’il élargit aujourd’hui le champ à des dramaturges d’Allemagne et d’ailleurs. La première de ces Journées du théâtre autrichien, dont c’est la vingtième édition, se veut un hommage à cette politique de création dédiée à la jeune génération, avec quelques auteurs les plus représentatifs du théâtre autrichien d’aujourd’hui. LUNDI 15 novPaulus Hochgatterer – La tête Händl Klaus – Voilivoilo Gerhild Steinbuch – R. Précipité MARDI 16 novAntonio Fian - Hennir MERCREDI 17 novPeter Turrini – La Saint-Sylvestre Une brève présentation de l’auteur et la lecture (en allemand) d’un court extrait de sa pièce, précèdent les lectures-spectacles (en français) à 20h. Avec la participation de Dominique Boissel, Delphine Chuillot, Laurence Février, Nathalie Joly, Isabel Karajan, Bernard Lotti, Thierry Pietra Conception et réalisation : Heinz Schwarzinger (INTERSCÈNES) Avec le soutien du Forum Culturel Autrichien, Paris et du Ministère fédéral de l’Education, des Arts et de la Culture, Vienne. Renseignements : INTERSCÈNES, 09 54 12 59 00 (schwarzinger.heinz@free.fr) Société des Gens de Lettres, Hôtel de Massa 38 rue du Faubourg-Saint-Jacques 75014 PARIS (M° Port-Royal) Entrée libre, sans réservation, dans la mesure des places disponibles.
Journées du théâtre autrichien à Paris, 20e éditionTêtes, tendresses, chevaux et accidentsLundi 17 nov Händl Klaus, Paulus Hochgatterer, Gerhild Steinbuch 20h00 Ouverture des Journées du théâtre autrichien. Présentation des auteurs et du théâtre Schauspielhaus de Vienne, lecture de brefs extraits en allemand, suivie des trois lectures-spectacles en français : Paulus Hochgatterer – La tête. Père et mère tu/ (Der Kopf. Du sollst Vater und Mutter. 2010) Trad. Henri Christophe Händl Klaus – Voilivoilo. Un petit acte (Sodella. Ein kleiner Akt. 2009) Trad. Henri Christophe Gerhild Steinbuch - R. Précipité (D’après le film Rosetta de Jean-Pierre et Luc Dardenne) (R.-Destillat. 2008) Trad. Henri Christophe Mardi 18 nov Antonio Fian 20h00 Présentation de l’auteur. Lecture d’un bref extrait en allemand. Lecture spectacle : Hennir (Hennir. 2009) Trad. Emanuel Güntzburger Mercredi 19 nov Peter Turrini 20h00 Présentation de l’auteur. Lecture d’un bref extrait en allemand. Lecture spectacle : La Saint-Sylvestre (Silvester. 2010) Trad. Henri Christophe
Les Semaines du théâtre autrichien (1986 – 2010) Lors des “Semaines du théâtre autrichien”, INTERSCÈNES, sous l’égide du traducteur et metteur en scène Heinz Schwarzinger, propose depuis 1986 au public et aux professionnels du théâtre la découverte d’auteurs et de textes inédits. Cet automne, c’est leur 20e édition ! Quelque trente-cinq dramaturges et plus de quatre-vingts pièces ont été présentés dans ce cadre, et nombre d’entre elles ont été créées et/ou publiées en France. Tout au long du siècle passé, comme au début de celui-ci, les auteurs autrichiens ont été aux prises avec le passé et le présent, la fiction et le réel. Ils ont su se renouveler, innover, aborder l’homme privé et public avec un radicalisme qui a maintes fois choqué sinon scandalisé lecteurs et spectateurs. L’indignation et la révolte des artistes sont à la mesure de l’effroi que provoque en eux le spectacle du monde, passé et présent. Ils y réagissent en poètes, dénonçant l’état des individus et de la société avec un réalisme souvent cru. Il serait fastidieux d’évoquer toutes les pièces présentées sous forme de lecture-spectacle depuis 1986. Que ces quelques points d’orgue servent de guide rétrospectif : Karl Kraus, maître du collage satirique, présenté en 1986 et en 2002 avec Les Derniers Jours de l’humanité ; les tableaux de la société viennoise d’Arthur Schnitzler, peints avec tant de justesse, par exemple dans Le Professeur Bernhardi ; Elias Canetti, avec l’ahurissante Comédie des vanités, modèle de la genèse de tout fascisme ; Ödön von Horváth, avec ses charges contre la bêtise et la bête humaines à travers une vingtaine de pièces. Sans parler des dramaturges plus contemporains, de Thomas Bernhard et Elfriede Jelinek, en passant par Werner Schwab, Gert Jonke, Felix Mitterer, Peter Turrini, et jusqu’aux plus jeunes, Händl Klaus, Gerhild Steinbuch, Kathrin Röggla, Ewald Palmetshofer. Leurs thèmes, l’exclusion, la xénophobie, l’antisémitisme, l’hypocrisie, la précarité, la violence... sont autant de sujets cruciaux qui trouvent un écho dans bien d’autres pays, bien d’autres langues. Depuis le début des “Semaines du théâtre autrichien”, un noyau d’une quinzaine de comédiens se reforme chaque année ou presque pour, avec curiosité et passion, insuffler une première vie à ces œuvres venues d’un pays petit mais incroyablement riche quant à la création littéraire et artistique. Je voudrais tous les remercier ici de leur engagement et de leur fidélité. Heinz Schwarzinger (INTERSCÈNES) Les pièces présentées Antonio FIAN - Hennir Hennir. Création, 2009. Traduction Emanuel Güntzburger Accompagnée par un pianiste sourd, une actrice cachetonne à la radio. Elle interprète les chevaux dans l’adaptation de l’Odyssée. À condition toutefois de pouvoir dire au moins une phrase de sa Penthésilée adorée. Elle n’aura pas ce plaisir. HÄNDL Klaus – Voilivoilo. Un petit acte Sodella. Ein kleiner Akt. 2009. Inédit. Traduction, Henri Christophe. Un aide-soignant pénètre dans la chambre d’une femme âgée, alitée. Il procède aux ablutions d’usage, tout en admirant par la fenêtre les cimes enneigées. Pour le plus grand bonheur de cette femme, un rituel tendre, sexuel, a lieu durant la séance de soins. Paulus HOCHGATTERER – La tête. Père et mère tu. Der Kopf. Du sollst Vater und Mutter. Création 2010. Traduction, Henri Christophe. Un jeune homme demande à une chirurgienne de l’amputer de tout, que seule la tête lui reste pour pouvoir penser. De graves traumatismes l’ont conduit à cette extrémité (parents blessants, insupportables, et un policier à la gâchette facile...). Gerhild STEINBUCH – R. Précipité (D’après le film Rosetta de J.-P. et L. Dardenne) R.-Destillat. Création, 2008. Traduction, Henri Christophe. Une jeune femme galère, elle s’occupe tant bien que mal de sa mère alcoolique avec laquelle elle vit dans une roulotte. Elle s’accroche, ne veut pas perdre son petit boulot, trahit son seul ami. La lutte pour la survie, dans son horreur, aujourd’hui. Peter TURRINI – La Saint-Sylvestre Silvester. 2010. Création, 2011. Traduction, Henri Christophe Pour le réveillon, un retraité reçoit un garçon du foyer des handicapés légers. Auparavant, il avait retenu, puis décommandé, une chanteuse d’opérette. Elle surgit à minuit. Malgré l’adversité, tous trois s’abandonnent à la tendre chaleur de la fête.
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