Glossaire
par ATLF

Bref glossaire de la traduction


Agessa : Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs. 21 bis rue de Bruxelles - 75009 Paris (voir protection sociale)

ATLAS : Assises de la traduction littéraire en Arles. 99, rue de Vaugirard – 75006 Paris.

A-valoir ou avance sur droits. C’est l’avance sur droits d’auteurs prévue au contrat. Elle est généralement calculée à partir d’un tarif au feuillet (multiplié par le nombre de feuillets). L’à-valoir est généralement versé en trois fois. La première à la signature du contrat, la deuxième à la remise et le solde à l’acceptation (mais dans un délai fixé au contrat.)

Cet à-valoir est amorti par les droits proportionnels venant dans la vente des livres. Lorsque les ventes ne suffisent pas à couvrir l’à-valoir perçu par le traducteur, le compte de ce dernier reste débiteur, ce qui ne signifie évidemment pas que l’éditeur peut demander le remboursement de la "dette", ni l’imputer en débit sur un autre contrat, pour un autre ouvrage.

Calibrage : Il s’agit de calculer le nombre de feuillets de la traduction. Une première évaluation peut être faite à partir de l’original. La méthode est la suivante : compter le nombre de signes par ligne (en répétant l’opération sur plusieurs lignes de façon à arriver à une moyenne). Multiplier par le nombre de lignes par page. Multiplier enfin par le nombre pages exact. Appliquer à ce total le coefficient de foisonnement correspondant à la langue (+ ou - x%) et diviser le total par 1500. Vous obtiendrez à peu de choses près le nombre de feuillets (25 lignes x 60 signes) dans votre langue d’arrivée. Cette évaluation sert pour fixer l’à-valoir, dont le montant définitif ne sera fixé que sur le calibrage définitif du texte traduit rendu. Attention, la rémunération des traducteurs se fait normalement au nombre de feuillets de 25 lignes sur 60 signes, et non au comptage informatique. Cela signifie que les lignes creuses sont comptées (et payées) comme des lignes pleines. Si l’éditeur désire un calibrage " informatique " il doit le préciser au contrat, et le traducteur doit en tenir compte lors de la négociation de la rémunération. Pour connaître le calibrage de la traduction française, n’oubliez pas de tenir compte du coefficient de foisonnement (voir ci dessous).

CNL : Centre National du Livre

Code de la propriété intellectuelle : remplace l’ancienne loi sur de 1957. L’essentiel des articles y est repris. Vous pouvez facilement trouver le texte complet sur le Net. Les articles concernant les auteurs sont présentés sur le site de la Scam. Vous le trouverez en entier sur le site de Légifrance.

Code des usages : voir page correspondante

Code de déontologie : voir page correspondante

Contrat : Il s’agit du document écrit par lequel le traducteur accepte de traduire une œuvre dont l’éditeur détient les droits d’exploitation en français, et cède à cet éditeur le droit exclusif d’exploiter sa traduction. Le contrat doit être conforme au Code de la Propriété Intellectuelle. Il déconseillé d’entreprendre un travail de traduction sans contrat, et sans versement de la première partie de l’à-valoir.

Feuillet : page normalisée de 25 lignes sur 60 signes, base de calcul de l’à valoir.

Foisonnement (coefficient de) : Il s’agit du pourcentage d’augmentation (ou de réduction) que présentera le texte une fois traduit. Il dépend de la langue à traduire, à titre indicatif, il est environ de +10% pour l’anglais, dépasse les +20% pour l’allemand, est faible pour l’italien. Plus le texte est technique, plus le coefficient risque d’être élevé.

Langue source, langue cible : la langue source est la langue que l’on traduit ou langue de départ, la langue cible, la langue vers laquelle on traduit, ou langue d’arrivée.

Signe : tout caractère, lettre, espace ou ponctuation d’un texte.