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35es Assises de la traduction littéraire en Arles

35es Assises de la traduction littéraire en Arles

« Le temps est un mot auquel le moindre dictionnaire confère une bonne dizaine de sens, dont chacun recouvre des notions complexes qui s’interpénètrent – le temps du quotidien, celui du physicien, celui du dramaturge ou du grammairien… Pour le traducteur, cette complexité est assortie d’une difficulté supplémentaire, puisque dans chaque culture, c’est la langue qui construit la perception du temps. Il est donc essentiel de comprendre ce que ce concept recouvre, et l’entreprise réserve souvent des surprises. C’est vrai dans le monde physique, où nous savons depuis Einstein que le temps a changé de nature. C’est également vrai en littérature, où de grands écrivains – Proust, bien sûr, mais aussi Orwell ou Virginia Woolf –, ont fait de leur perception du temps un élément central de leur œuvre. Mais tout auteur, quel que soit le sujet qu’il aborde, joue avec plusieurs temps, celui de la narration, celui de la grammaire, celui de la diégèse, tous soumis à des règles subtiles et parfois arbitraires, et qu’il nous faut pourtant traduire. Pourquoi ? Comment ? Selon quels critères ? Telles sont les questions auxquelles près de cinquante intervenants tenteront de répondre à l’occasion de ces 35es Assises intitulées “Traduire le temps ”. »
Santiago Artozqui

Le programme est en ligne et les inscriptions sont ouvertes sur le site d’ATLAS.

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